• Le Jour d'Après…

                                                                                                    

     

    Le Jour d'Après…

                                                                     © Clo Hamelin

     

    Hommes que l’on dit Grands, responsables du Monde
     
    Devrez rendre des comptes, percuter sur vos actes,
    réparer, reconnaître, demander des excuses, démissionner peut-être.
     
    Nous avons bu jusqu’à la lie vos philtres délétères, sans jamais les avoir vomis
     
    Nous ne vous laisserons plus « chimérer » sur nos vie.
     
    Nous avons répété muettement vos injures.
     
    Nous devrons autant concéder qu’à l’aveugle nous vous avons suivis…
     
    Sur cette boule bleue, le silence installé, doit nous faire raisonner
     
    Il est tant d’idées folles que nous voulions construire
    Nettoyer la terre des tous ces pesticides, cesser de l’éroder,
    juste pour en extraire au cœur de sa matrice des planctons millénaires.
     
    Le vent et le soleil nous sont pourtant offerts.
     
    Pensez peut-être à ne plus autant strier le ciel d’échanges pécuniaires, plus ou moins corrompus ?
     
    Rapportez vos usines qui en pays lointains vous ont coûté bien moins,
    et ont pollué les mers, et ont ici causé des drames légendaires.
     
    Et tous ces renseignements, ces surveillances pêle-mêle, ces besoins de toujours contrôler tout le monde, pour assurer votre sérénité, est-ce vraiment nécessaire pour vivre en société ?
     
    Les guerres devront cesser, elles n’auront plus de liens dans cette transmutation.
     
    Nous ne formerons plus de bataillon ni n’abreuverons vos sillons.
     
    Sortir tout cet argent que l’on a confiné dans des lignes de codes,
    des paradis fiscaux, juste pour se baffrer.
     
    Faisant courir le bruit à qui veut bien l’entendre que de jouer ainsi apporte des délices, c’est un jeu très commode, le Monopoly, il suffit de miser sur la misère du monde.
     
    Mais partager-le donc ! rendez-vous donc utile, distribuer les prébendes, pour voir s’édifier des hôpitaux, des écoles, des jardins, des panneaux de lumière, de l’eau pour tout le monde.
     
    Ce confinement-là est une sinécure, une occasion unique de mettre le holà
    à vos agissements, Hommes que l’on dit Grands.
     
    Et pour nous, peuples souverains, libérés de nos entraves, de soulever le voile et d’y voir plus clair.
     
    La vie commence de faire très mal à ne plus se laisser porter par son courant.
     
    Quand nous repartirons sur notre propre vie
    Prenant en main chacune de nos journées
    Evacuant le mauvais souvenir du passé
    Nous ferons table rase de la médiocrité
    Nous nous détacherons de vous
    Nous deviendrons libre de nous-mêmes
    Nous passerons au soleil
    Nous voguerons sur le vent
    Nous recueillerons la pluie dans des toiles de lin
    Nous habiterons les arbres
    En dépit de vos iniques lois
    Nous serons si heureux que la Terre en rira.
    « Passante, je suisPrintemps létal »

  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Avril à 16:31

    Merci Clo, tout semble encore possible... 

    Ce dernier vers met du baume sur nos âmes chancelantes.

     

      • Mercredi 15 Avril à 18:50

        Merci Sylvie d'être venue sous ma fenêtre…

    2
    Pyrène
    Vendredi 17 Avril à 15:16

    J'aimerais voir l'ébauche de ce monde nouveau avant de quitter Gaïa ! Merci pour tes mots passionnés !

      • Clo
        Vendredi 17 Avril à 19:29
        Merci ma belle Hélène
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