• Poèmes et Proses

    Poèmes
             
                 2018 © Clo Hamelin Tous droits réservés
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    Ailleurs, il y a l'Ailleurs…

                                                                             "Le Trou bleu" © Clo Hamelin 

     

     

    La bande de nuages lumineux

    à l’horizon du ciel

    éclaire les âmes qui cherchent la porte dans le mur.

    Le velours de l'herbe sous la pluie.

    Deux oiseaux verts dans la feuillée,

    sous la déchirure du ciel s'envolent vers d'autre branches.

     

    Le secret de la vie c'est de mourir avant de mourir, et de découvrir que la mort n'existe pas.

     

    Celui qui meurt avant de mourir, ne meurt pas lorsqu’il meurt.

     


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    Destinées…

     

    Entretenir au plus profond de soi la certitude que nous venons d'un autre monde.

    Un monde perdu par la bêtise, la brutalité de quelques-uns

    qui se sont crus meilleurs que d'autres.

    Ces quelques-uns qui ont rompu le fil céleste pour s'intégrer dans la matière.

    Qui ont fait de leurs semblables leurs doux esclaves.

    Nous avons gaspillé le monde, nous nous sommes fourvoyés en donnant la parole

    et permettant les actes de ces quelques-uns.

    Ils nous ont rendus factieux, rebelles.

     

    Installés sur la terre après un long voyage, vivant d'eau et de graines, de simples venaisons,

    égaux dans nos deux genres, sans ruse aucune,

    nous avons vu venir des hordes d'affamés qui nous ont pris des femmes,

    nos huttes, nos gibiers, ont souillé de leurs armes le creux de nos entrailles,

    nous ont assimiler sur notre propre terre.

    Ceux de nos rescapés ont appris la misère, et se sont enchaînés

    à une sensation de haine gardant le souvenir de ce qu'ils ont perdu.

    Depuis, leur cœur s'est durci.

    Et pour se protéger des futurs invasions ont tracé leur parterre, créant la possession,

    enfantant chaque année de nombreux descendants, pour mieux défendre la terre,

    reléguant au foyer leurs compagnes de route, qui chassaient

    avec eux aux temps pas si lointains,

    qui couraient, qui pêchaient, portant de lourdes charges, fortes

    de leur beauté et de leur courage,

    se sont vues entravées, et soumises, rabaissées, prostituées.

    Que sommes-nous devenu(e)s ?

     


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    Ici et Jourd'hui

     

    Je pense, tu penses… nous pensons.

    A quoi… à demain, mais c’est aujourd’hui déjà.

    Demain, c’est toujours aujourd’hui.

    Ça défile courtement.

    Je prends juste un coquillage contre mon oreille.

    C’est le souffle de l’eau que j’entends.

    Le souffle de tout.

    Temps par temps, saisir l’aube, le crépuscule, la nuit opaque.

    Chaque seconde est le début de quelque chose de nouveau.

    Nue dans une couverture au milieu d’embouteillages,

    grimpant sur un mur d'édifices difficiles et retombant de l’autre côté.

    Une sorte de fuite de quelque chose.

    C’était des statues éclatées dans le ciel et figées dans l’air,

    restant suspendues dans l’atmosphère, comme ça, au-dessus des building.


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    C’est la frange d’or blanc des nuages noirs

    qui me prêta l’idée que le monde allait périr.

    Non par son manque, mais par l’incurie de certains qui y vivent.

    Les plus filous de tous sont au fait de la perte du monde.

    Ils continuent le jeu en agitant des astuces, des acrobaties d’initiés,

    des expédients hasardeux pour mieux nous rassurer.

    Ils ont depuis longtemps escompté l’ailleurs, vers d’autres galaxies,

    abandonnant la Terre sans promesse de survie.

    Cette projection qu’ils caressent comme un velours acide,

    abreuvant les sommités expertes qui ne vivent que de leur prébendes

    et sont aux ordres, la main sur le chevron.

    Peu à peu s’édifie le changement des âges, l’altérité profonde.

    Ce gouffre d’incertitudes nous engloutira certeinement.

    Mais nous ne marcherons pas dans vos traces infécondes.

    Nous allons continuer à vivre selon nos vœux

    et ne plus écouter vos ministères sordides

    édictant des lois qui rimaillent si mal.

    Vous êtes les succubes de l’argent maître-mot.

    Vos écoles distinguées vous ont brouillé la vue.

    Vous ne connaissez rien des peuples et leurs vertus.

    Vous voulez accéder à plus d'angélisme,

    mais vous ne pouvez être et bienveillants et traîtres.

    Ils vous faudra choisir entre vivre et paraître,

    car vous irez tout droit au déluge initial, comme chacun de nous.

    Pourquoi y échapperez-vous ?

    Votre argent ne vous disculpera d’aucune iniquité.

    En attendant ce jour, si fatidique,

    nous danserons si bien sur vos doctrines usées.


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