• Poèmes

    2018 © Clo Hamelin Tous droits réservés
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    Femmes, nous sommes toujours sous la mesquine hiérarchie des hommes,

    sous leur joug hypocrite, enfermée que nous sommes dans leur technologie carcérale.


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    Les Miraculé(e)s

                                                                                                      © Clo Hamelin                                                                                                 

     

    Débouler dans la vie presque nantis de rien.

    Enfants de géniteurs aux substances délétères,

    en pénurie d’amour, imbibés d’ignorance, aux bancales postures imprégnées de vapeurs et de gestes hasardeux,

    héritiers de la saveur immonde de vos précédents pères.

    La grisaille au matin sans jamais s’éveiller avec le ventre plein

    et pleurer pour toujours de cette misère humide.

    Enfants s’extrayant des femmes chrysalides, vous portez malgré vous le désordre

    d’un monde infecté par le pouvoir inique,

    hideuse hiérarchie des hommes.

    Abandonnés aux bord de l’enfance, anges qui n’y sont pour rien,

    sortant de l’antre de la terre,

    qui reviennent alentour pour tester l’incertain

    Et qui se sortent si bien du bourbier parental pour s’en aller ailleurs,

    recoller les morceaux pleins de victoires au cœur.

    Enfants de fraîcheur et d’air pur qui ne demandent qu’à vivre

    et fouler l’herbe tendre, habités de sagesses ancestrales,

    retrouver par d’envolées astrales vos nuages de candeur.

    Vous combattrez le bilieux désenchantement du monde.

    Il nous faudra sans cesse retendre le métier pour finir par comprendre

    l’étendue de la vie et son puissant levier.


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    Danse avec tes limites, comme les arbres…

                                                                                                      © Clo Hamelin

     

    Seigneur du Monde, je te vois

    Ta grosse écorce rugueuse et tendre

    Se serre contre moi.

    Ta sève un peu plus loin, ton sang est sous ma peau

    Tu voyages près de moi depuis la nuit des temps

    Tu as tout en toi pour me sauver la vie

    M’inspirer de toi, ne pas t’abandonner pour d’autres galaxies

    Tu es né avant moi, avant mes vieux ancêtres

    Tu es resté debout de toutes les tempêtes

    Tu es mon aîné, je me dois de t’écouter, tu as tout à m’apprendre

    Tu transformes tes limites en aubaine, alors que pour moi elles deviennent une peine,

    Démarcation, frontière, mur, zone douanière…

    Aucun combat contre tes limites, tu danses avec elles.

    Toujours vers le haut tu pousses avec lenteur,

    Ta vigilance est telle qu’elle te donne des ailes

    Sans bouger, tu dois te restaurer

    Avec ce qui éclot autour de ta grandeur,

    Tu as pris tout ton temps pour faire cette harmonie

    Là où tu es, d’où tu es né.

    Juste de l’eau, et du soleil, la vie…

     Cette chimie de ton être qui nous tient à merveille

    Véritables échanges, tes palmes dans le vent

    Sont superbes à ta nourriture essentielle.

    Ton seul rejet ? primordial déchet, substantiel à nos vies :  l’oxygène.

    Sans toi, nous ne sommes rien…


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     Qu’importe les iconoclastes, ils n’ont rien vu de l’au-delà.

    Ils ne connaissent pas les passages sombres qui mènent à l’Immortalité

    Ils n’ont que de coutumes insultes vers les dieux qui nous sauvent,

    Quand nous voulons bien les accepter.

    Mais pour celles et ceux qui n’ont pas de résilience, qui n’ont aucune rédemption,

    Qui ne pensent pas l'Univers et la Terre

    Comme des endroits à préserver et à aimer,

    Alors, ceux-là finiront par se taire

    Car jamais ils ne retrouveront leur Eternité.

    Eternité…


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