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    Pose-toi doucement…

                                                                         © Clo Hamelin

     

     

    Les sens sont mêlés, tout est fait d’opposés

    Le blanc se change en noir

    La joie devient la peine.

    L’affliction se retourne pour éclore en gaité

    D’un jour à l’autre change, c’est ainsi que l’on aime.

    Que cette vie nous tient, acceptons-la ainsi, il n’est rien d’autre ailleurs

    Tout est là sur le sol où nous avons versé 

    C’est le courant fluide qui s’impose à l’esprit

    Qui envahit le cœur, notre corps engourdi.

    Nous n’aurions pas de joie si nous n’avions l’ennui 

    Juste saisir chaque chose différente en elle-même

    L’accepter, la choyer, elle sera plus docile et facile à comprendre.

    S’opposer à l’épreuve, c’est rejeter soi-même, 

    Car nous sommes l’origine de tout ce qui advient.

    La pierre d’achoppement deviendra moins abrupte si l’on sait la saisir, 

    La prendre à pleine main.

    Le mouvement qui va, le mouvement qui vient, 

    Nous enseignent la connaissance de nous.

    Les erreurs n’en sont pas, écueils emplis de sens

    Ce sont juste des esquisses, un accroc au genou.

    Parfois, c’est d’un affront grotesque

    Mais si l’on sait attendre et un peu se poser

    Il devient un passage imprégné de rosée.

    Il n’est point de nuages sans éclaircies soudaines

    De tristesse implacable sans un bonheur intense

    La douceur s’épanouit en éloignant la haine

    En dansant sur le jeu de ce mystère immense.


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    Espace libre…

     

    Nettoyer mon espace mental des parasites psychiques.

    La joie naturelle de l’Esprit 

    Est délibérément détruite par l’égotisme dont la violence

    et la destruction de soi-même et des autres sont l’apanage.


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    Mère infinie

                                                           © Clo Hamelin

     

    S’envoler vers la mer,

    Se plonger en son sein.

    Happer le goémon,

    S'écorcher aux coraux.

    Sonder les dures rochers,

    En y laissant mon sang.

    Ô ma mère infinie, que t'ai-je délaissée…

    Plie-moi donc à genoux,

    A demander pardon pour toutes ces avanies

    Que l'on t'a infligées.


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    C'est bon les pleurs

                                                                                  © Clo Hamelin

     

    C'est bon les pleurs

    ça dégage l'amertume, qui affleurait au cœur.

    Quand on veut bien laisser un peu de moiteur 

    cueillie au bord des yeux.

    De s’en débarrasser. 

    Passer à autre chose, de ne plus s’accabler, 

    persona affligée de tant d’appensantir.

    C’est bon les pleurs, ça permet d’avancer

    Enfin de reconnaître que l’on s’est abusé

    de tant de faux-semblant.

    Qu’à profusion l’on a accouché d’artifices,

    créé d’autres ailleurs, qui n’avaient de tangible

    que la force du désir. 

    C’est bon les pleurs.

    Mais c’est aussi cruel quand l’amour

    que l’on tient s’en va à tire-d’ailes.

    Quand le proche si cher n’est plus là à vibrer,

    alors l’on pleure sur soi. 

    D’avoir à se traîner, de croire que l’on est seul,

    que l’on est oublié, que plus rien n'a de goût.

    Alors qu’il suffirait de se réinventer…

    C’est bon les pleurs.

    Quand ils se mêlent à la pluie vagabonde

    on génère en son Soi une autre humeur féconde.

     

     


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