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    Joli printemps

                                                              © Clo Hamelin 
     
     

    Le manteau du printemps m’est tombé sur les os.

    Il réchauffe ma peau, il adoucit ma terre.

    Le soleil de topaze dans son incandescence

    Réjouit mes chères cellules, de nouveau les éclaire.

    Les oiseaux par millier égayent les feuillus

    Qui saluent de leurs branches cette armée sauvageonne.

    Et je m’en vais vêtue de ce simple appareil,

    Aussi nue qu’une larve et cherchant son abri,

    A travers les feuillées, et saoule de tant d’essences,

    Avec cet ami Pan, je recueille sans vergogne

    La sève de la terre pour mieux nous éclairer,

    Bourgeons incandescents que je sème à tout vent

    Pour repeupler ainsi le continent sylvestre.

     


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    Le rythme du silence

                                                              © Clo Hamelin

     

    Il est des mots à comprendre pour mieux les vivre.

     

    Des verbes soyeux, des épithètes fleuris.

     

    Un esprit neuf s’installe, une joie ineffable,

     

    aux lendemains d’auréole.

     

    Toujours un soupçon de cette agitation s’infiltre,

     

    dérive du mental embourbé, sans raison d’être à présent.

     

    Et qui m’a tant gâché de beaux moments pourtant,

     

    intenses dans ma pureté d’enfance.

     

    Mais la sapience endigue la dérive

     

    comme une mer de charisme.

     

    J’installe à présent le rythme du silence.


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    Ôde à mon compagnon

                                                                  © Clo Hamelin

     

    Je refleuris du Sud

    C’était beau comme sagesse

    fondamentale comme la beauté

    De comprendre la vie si indivisible, simple et confiante

    Si précieuse m’en a ravie l’opercule, l’œil et le cœur.

    J’ai envie de partage, de lectures et d’amour.

    Tu m’en donnes tant mon ange-troubadour,

    Tes mains m’enchantent mon musicien

    et me bercent, ton rire m’éclaire, tes mots m’apaisent.

    Ton soutien à partir pour mieux revenir… tu m’épaules toujours.

    La courte échelle dans les ravines de mon mental, de l’eau bue au creux de ta main

    Quand la soif m’étreint.

    Et la peau de ton âme si sereine au toucher.

     

    Je reviens pleine de chemins.


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    Mondes troubles

                                                                       © Clo Hamelin

     

    Il y a des ombres profondes qui nous submergent.


    Il y a des mondes inconnus que l'on ignore de nous.


    Si troubles, parfois trop bourbeux,

    Que l'on détourne les yeux


    Pour ne pas se voir, car cela fait trop peur,

     Si petit, 
si suspect, pourtant si lumineux.


    Nous sommes si rayonnants que s'en est aveuglant.


    Mais nous négligeons tout de nous. 


    Aveuglés par les leurres que nous avons créés.


    Nous sommes des mendiants de lumière,

    Que nous prenons plaisir à éteindre de toute Eternité.


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