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                                                            © Clo Hamelin

     

    Loriot de mon cœur accroché au jardin,

    Ramage fleuri qui me tire de mes rêves,

    Tes chaudes arabesques vocalisent sans trêve,

    Mettent une frange à ma nuit, rajeunissent mon matin.

    Milan du soir aux ailes pourfendant les nuées,

    Fondant comme une flèche sur l'insoucieuse proie.

    Grisollementstêtus de la blonde alouette

    Qui sépara jadis Roméo de Juliette,

    Perçant le firmament de sa petite voix.

    Bêtes des champs craintives,

    Affectant le chaos du sapiens indiscret,

    Mais souvent attentives au moindre bruit suspect.

    Je vous tiens compagnie dans le détour herbeux quand la lune est luisante,

    Attachée à vos ailes, élytrales vibrantes, respirant votre humus

    M'abreuvant de rosée. 

    Que d'agapes champêtres avons-nous dégustées,

    Enfouies sous la ramure, de bastides boisées, jouant à saute-grillon,

    Jeu de l'oie intrépide aux teintes forestières,

    Tric-trac luzerne et autre jeu de dés.

    Au matin je soupire de déjà vous quitter, coccinelles vernissées, lézards 

    Véloces et tièdes, passereaux jacasseurs…

    Mais ne nous quittez pas jolies bêtes des champs,

    Sauterelle dorée, libellule ma sœur.

    Nous avons trop besoin de votre compagnie, nous sommes si liés, 

    Que l'extinction d'un seul suffit à nous radier.

    Prenons soin de vous tous qui nous apportez tant, et cessons d'accabler

    La Terre de ces intrants.

    Nous n'avons qu'elle en somme... 

    Loriot de mon cœur, accroché au jardin,

    Ramage fleuri qui me tire de mes rêves,

    Tes chaudes arabesques vocalisent sans trêve,

    Je ferme les paupières sur un monde à sa fin.

     

     

     

     


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    L'accueil du jour

                                                              © Clo Hamelin 

     

    Je prends en son mitan le jour qui s’épanouit,

    La douceur de ses rives qui enlace ma vie.

    Et me laisse porter par le fleuve multivers.

    Croisant au firmament d'accueillantes étoiles,

    Pour rebondir enfin ingénue sur la Terre,

    Cette belle planète en ses fragiles destins,

    Pour mieux y rapporter des nouvelles d'outre-mondes.

    Et je me pencherai sur tous ces beaux matins

    Pour souffler à l'oreille des songes : 

    « Quand nous aurons compris que l’Esprit crée le monde, 

    nous cesserons enfin nos humeurs vagabondes, notre aigreur  sordide,

    nos peurs nauséabondes. »


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    Silence de l'intérieur

                                                                                     © Clo Hamelin

    Silence de l'intérieur, une mer au matin.

    Ça pense, le mental, ça pense, ça ne cesse de penser,

    ça dénie même ce qui fut pensé…

    Mais le silence de l'intérieur, si rare, si précieux,

    coquillage singulier, oreille de l'Univers,

    s'esquive dès qu'il réalise sa saisie, si l'on n'y prend garde.

    On ne peut le tenir, le forcer à rester.

    Un petit enfant libre aux silencieuses rives,

    célébrant l’unité de chaque état des choses.

    Aux franges du mystère de cette belle loi,

    je me laisserai guider, en toute certitude.

     

     


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                                                          © Clo Hamelin

     

    Le cercle doré de l'aile d'oiseau

    Découpée sur le soleil du couchant

    Je t'attends…

    Une petite bête vient se poser sur ma peau

    Pour me rappeler ce que vivre 

    veut dire.


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